Avec l’iPhone 6s, Apple a fait de curieux choix concernant le capteur photographique. Certes, le nombre de photosites est passé de 8 à 12 millions, mais sans stabilisateur OIS (sur l’iPhone 6), sans modifier l’ouverture, la taille des photosites eux-même ou bien encore la vitesse de l’autofocus, il était presque certain que l’iPhone 6s n’allait pas réaliser de prouesses, surtout en conditions de luminosité faible. Le pire est sans doute qu’Apple a choisi sciemment de faire du surplace au moment où le haut de gamme Android a fait une percée spectaculaire sur la partie photo, avec des autofocus ultra-rapides (Xperia Z5, G5), des APN dual-lens, des systèmes de stabilisation OIS, et des sensibilités ISO revues largement à la hausse.

La vidéo d’un blogueur confirme ces mauvais choix d’Apple, et de façon cruelle; dans le détail, si Apple s’en sort bien dans de bonnes conditions de luminosité (la colorimétrie et le rendu global sont même particulièrement bons voire même souvent meilleurs que la concurrence), il n’en va pas de même dès lors qu’on passe dans des environnements à faible luminosité, comme  en pleine nuit par exemple : les détails sont alors perdus, et les clichés à la limite de l’exploitable dès lors qu’on ne se sert pas du flash, ce dernier dénaturant malheureusement les couleurs et n’empêchant pas les bruits à l’image. Ne parlons pas de l’APN en façade, qui n’a jamais été le point fort d’Apple et de ses iPhone…

Même sur la partie vidéo, l’iPhone 6s perd du terrain sur le S7 ! Le son est plus faible sur l’iPhone 6s et les teintes chair moins réalistes que sur le S7. Espérons qu’Apple a prévu une amélioration nette du capteur photo pour l’iPhone 7; car après les bruits de couloir qui laissent entendre que presque les grosses nouveautés pourraient basculer sur l’iPhone 7 Plus (Double capteur, OIS, 256 GB de stockage), c’est à se demander ce qu’il va rester à l’iPhone 7 pour lui permettre d’être matériellement concurrentiel face à une armada Android vraiment sur-armée cette année.