Quand on débourse une somme folle pour un terminal mobile innovant, on s’attend à tout avoir au top. Pourtant, l’analyse détaillée des modules optiques révèle un grand écart inattendu. les différences entre la caméra du modèle pliable et celle du modèle Pro ne se résument pas à une simple histoire de megapixels ou de capteurs. […]
Quand on débourse une somme folle pour un terminal mobile innovant, on s’attend à tout avoir au top. Pourtant, l’analyse détaillée des modules optiques révèle un grand écart inattendu. les différences entre la caméra du modèle pliable et celle du modèle Pro ne se résument pas à une simple histoire de megapixels ou de capteurs. En voulant intégrer un écran flexible, les ingénieurs ont dû faire des compromis drastiques.
Pensez à un couteau suisse ultra-perfectionné dont on aurait retiré la grande lame pour y glisser un mécanisme de pliage complexe : on gagne en polyvalence d’un côté, mais on perd en efficacité brute de l’autre.
D’un côté, le format pliable embarque deux capteurs arrière de 48 mégapixels : un principal et un ultra grand-angle qui gère aussi la macro. Mais l’absence d’un vrai téléobjectif se fait cruellement sentir dès qu’on cherche à zoomer au-delà d’un grossissement 2x sans perdre en qualité. L’autre modèle, plus classique, propose un zoom optique 4x bien plus armé pour capturer des sujets lointains lors d’un concert ou d’un match de football.
Durant mes dernières vacances d’été à Béjaïa, j’ai essayé de capturer un voilier au loin avec un simple crop numérique sur un appareil similaire, et le résultat ressemblait davantage à une peinture impressionniste qu’à un cliché net.
L’espace interne réduit pose un vrai défi technique. Les modules optiques doivent cohabiter avec des batteries imposantes dans une coque très fine. C’est sans doute pourquoi le fabricant a fait l’impasse sur l’ouverture variable physique, pourtant présente sur la version Pro pour moduler précisément la lumière entrante et la profondeur de champ.
Mais tout n’est pas noir pour le format pliable, qui tire profit de sa charnière pour se transformer en trépied naturel. Voici les avantages ergonomiques uniques de ce design :
- Poser l’appareil sur une table pour des appels vidéo stables sans accessoire.
- Utiliser l’écran externe comme retour vidéo pour des selfies ultra-définis avec le capteur principal.
- Activer la fonction Smart Take qui déclenche la photo de groupe dès que tout le monde sourit.
- Profiter de Duo FaceTime pour laisser une personne voisine s’immiscer dans le cadre grâce à l’écran extérieur.
- Diffuser des animations spécifiques pour attirer l’attention des enfants vers l’objectif.
Ça me laisse songeur de voir autant d’ingéniosité logicielle compenser un recul matériel aussi net. Côté performances pures, la version Pro garde une longueur d’avance avec le support du format ProRAW, les codecs ProRes et Apple Log 2 pour la vidéo, ainsi que des contrôles manuels poussés de la vitesse d’obturation et de la balance des blancs.
Je ne suis pas convaincu par ce choix tarifaire élitiste sachant qu’on fait l’impasse sur la stabilisation de deuxième génération ou sur le flash adaptatif. Tout compte fait, si vous cherchez la perfection optique pure, le format classique reste indétrônable. Le modèle pliable s’adresse plutôt aux technophiles fortunés amoureux du design qui privilégient l’originalité du format aux performances de pointe.