Franchement, il était temps. Quand j’ai essayé de payer mes courses la semaine dernière au supermarché du coin à Alger, le terminal TPE affichait encore ce fichu message d’erreur habituel, m’obligeant à courir vers le DAB le plus proche. C’est dans ce contexte un peu agaçant que tombe la nouvelle : Djezzy services de paiement devient enfin une réalité juridique après l’aval du Conseil Monétaire et Bancaire. La filiale Djezzy Payment Services, portée par Optimum Telecom Algérie, vient de franchir une étape cruciale pour s’imposer en tant que Prestataire de Services de Paiement (PSP). À mon avis, ça va chambouler pas mal de choses dans notre quotidien.
Une infrastructure lourde comme un data center dans une valise
Le secteur de la fintech locale ressemble un peu à un vieux moteur de R12 qu’on essaie de faire démarrer avec une batterie de Tesla. C’est puissant sur le papier, mais l’intégration demande un travail titanesque. Obtenir ce feu vert signifie que l’opérateur historique ne veut plus se contenter de vendre des recharges. Il vise clairement le marché juteux de la transaction mobile. Pour bien comprendre ce que cela implique, voici un aperçu des étapes réglementaires et techniques que l’entreprise doit encore valider :
- Finalisation du dossier d’agrément auprès de la Banque d’Algérie.
- Déploiement des passerelles sécurisées pour les transactions interbancaires.
- Tests grandeur nature de la plateforme de paiement mobile.
- Lancement commercial des premières offres à destination du grand public.

Qu’est-ce qu’un Prestataire de Services de Paiement (PSP) ?
Pour ceux qui découvrent le jargon bancaire, un Prestataire de Services de Paiement est une entité agréée pour fournir des services de transfert de fonds, de gestion de comptes de paiement et d’émission d’instruments de paiement. En clair, c’est la brique logicielle et légale qui permet de transformer votre simple smartphone en portefeuille électronique sécurisé, sans forcément passer par les circuits traditionnels des agences bancaires physiques.




