Chaque année, c’est la même interrogation au moment d’aborder la sortie des nouveaux fleurons coréens. Quels composants alimenteront ces machines ? On pensait pourtant que le processeur maison conçu sur un nœud 2nm très prometteur allait s’imposer partout. Les ingénieurs ont pourtant bien travaillé. Ce composant utilise une gravure avancée offrant des gains de performance […]
Chaque année, c’est la même interrogation au moment d’aborder la sortie des nouveaux fleurons coréens. Quels composants alimenteront ces machines ? On pensait pourtant que le processeur maison conçu sur un nœud 2nm très prometteur allait s’imposer partout. Les ingénieurs ont pourtant bien travaillé. Ce composant utilise une gravure avancée offrant des gains de performance notables tout en réduisant la consommation énergétique.
Pourtant, la réalité industrielle reprend le dessus. Les bruits de couloir se multiplient concernant les volumes de production et la stratégie globale. C’est la même logique que pour un chef cuisinier qui refuserait de servir un plat expérimental à ses clients les plus exigeants, préférant une valeur sûre quitte à réduire sa marge. Le constructeur entretient des liens historiques profonds avec les fondeurs américains. Du coup, les acheteurs du modèle le plus cher devront se contenter d’une seule option technique.
Il faut dire que l’été dernier, assis à la terrasse d’un café bondé à Alger avec mon vieux téléphone qui surchauffait sous trente-cinq degrés à l’ombre, je ruminais déjà sur ces choix de fonderie qui divisent les marchés. Voir que la version ultime échappera à la variante européenne me conforte dans l’idée que le marketing l’emporte souvent sur la technique pure.
Examinons la répartition prévue pour cette future gamme de terminaux mobiles :
- Le modèle le plus haut de gamme intégrera uniquement le processeur Qualcomm sans exception géographique.
- Les versions standards et intermédiaires alterneront selon les régions du globe.
- L’Asie et l’Amérique du Nord conserveront leur préférence habituelle pour le fondeur américain.
Je trouve ça dommage de brider les ambitions locales alors que les ingénieurs locaux avaient fourni un travail remarquable. Cette décision prive une partie du marché mondial d’une innovation technologique majeure qui méritait pourtant d’être testée à grande échelle. Les rendements de fabrication s’annoncent pourtant corrects, mais la prudence l’emporte dans les hautes sphères de décision.