Franchement, est-ce qu’on est surpris ? Pas vraiment. **Google conteste les décisions européennes** avec une énergie rare. À mon avis, le géant de Mountain View veut garder le monopole absolu sur son système mobile préféré. La Commission européenne essaie de forcer la main au géant pour que ChatGPT et d’autres assistants puissent enfin respirer sur […]
Franchement, est-ce qu’on est surpris ? Pas vraiment. **Google conteste les décisions européennes** avec une énergie rare. À mon avis, le géant de Mountain View veut garder le monopole absolu sur son système mobile préféré. La Commission européenne essaie de forcer la main au géant pour que ChatGPT et d’autres assistants puissent enfin respirer sur nos smartphones. Mais voilà, Google freine des quatre fers. C’est un peu comme essayer de faire entrer un chameau dans le chas d’une aiguille, sauf que le chameau refuse catégoriquement de bouger.
La semaine dernière, j’étais attablé dans un petit cybercafé de Bab Ezzouar, mon vieux café noir à la main, en train de galérer sur mon émulateur Android pour tester une application locale. C’est exactement là que je me suis dit que sans ouverture, l’écosystème mobile tourne en rond. Pourtant, les régulateurs européens tapent du poing sur la table. Ils veulent que les assistants tiers puissent s’intégrer en profondeur, un peu comme Gemini le fait déjà par défaut.
Le bras de fer judiciaire sous le signe du DMA
Le Digital Markets Act (DMA) sert de massue contre les pratiques anticoncurrentielles. L’Europe veut imposer deux choses précises d’ici 2027 :
- Permettre aux assistants vocaux alternatifs d’agir directement dans les applications Android.
- Obliger le partage des données de recherche anonymisées avec les moteurs rivaux.
Comme le souligne un article relayé par le géant de l’information financière Reuters, l’entreprise américaine crie au loup concernant la vie privée. Elle prétend que cela mettrait en danger la sécurité des utilisateurs. Vraiment ? On a parfois du mal à y croire.
Qu’est-ce que l’ouverture d’Android aux IA ?
Pour bien comprendre ce dossier, définissons ce concept. L’ouverture d’Android aux IA désigne l’obligation réglementaire faite à Google de supprimer les barrières techniques qui réservent l’exclusivité des fonctions système et vocales profondes à ses propres modèles d’intelligence artificielle, permettant ainsi aux concurrents d’offrir une expérience utilisateur équivalente.
Google agite l’épouvantail de la fuite des données sensibles. Les requêtes de santé, les secrets personnels, tout y passe dans leurs arguments. En face, des acteurs comme DuckDuckGo applaudissent des deux mains et affirment que l’anonymisation proposée par Bruxelles tient largement la route.
Un calendrier tendu jusqu’en 2027
Bon, la bataille ne fait que commencer. Les échéances approchent à grands pas. Le partage des données de recherche doit se mettre en place progressivement jusqu’en janvier 2027. Pour l’interopérabilité des assistants sur nos téléphones, la date limite est fixée à juillet 2027. Autant dire que les avocats de part et d’autre n’ont pas fini de rédiger des mémoires kilométriques.