Le paysage du streaming change radicalement aujourd’hui. L’accord de licence entre Disney et la plateforme au N rouge bouscule toutes nos habitudes de visionnage. Pour ma part, je n’aurais jamais parié sur une telle ouverture de la part de la firme de Burbank, habituée à garder ses licences jalousement verrouillées dans son propre écosystème. C’est […]
Le paysage du streaming change radicalement aujourd’hui. L’accord de licence entre Disney et la plateforme au N rouge bouscule toutes nos habitudes de visionnage. Pour ma part, je n’aurais jamais parié sur une telle ouverture de la part de la firme de Burbank, habituée à garder ses licences jalousement verrouillées dans son propre écosystème. C’est la même logique que voir un grand constructeur automobile prêter ses meilleurs moteurs à son concurrent direct pour booster les ventes de sa prochaine citadine.
Ce partenariat stratégique permet à des programmes cultes de s’exporter temporairement vers un public encore plus large. Comme le souligne un article publié par Variety, cette collaboration vise à capitaliser sur l’immense base d’abonnés de la plateforme concurrente pour faire monter la sauce avant de nouvelles sorties majeures. Les fans de pop-culture découvrent donc de nouvelles têtes d’affiche sur leur écran d’accueil habituel, sans avoir à multiplier les abonnements mensuels.
Le calendrier des sorties sur la plateforme
Le déploiement s’effectue par vagues successives. Les deux premières saisons de Percy Jackson et les Olympiens débarquent dès le 4 octobre pour une période de trois mois. Cette fenétre promotionnelle stratégique précède de peu l’arrivée de la troisième saison prévue sur le service d’origine. Les cinq premiers volets de la saga animée L’Âge de glace rejoignent le catalogue à la même date, histoire de préparer le terrain pour le prochain long-métrage au cinéma. Mine de rien, cette stratégie marketing s’avère redoutablement efficace pour réveiller des communautés de fans un peu endormies.
D’autres séries à succès s’ajoutent à cette liste impressionnante. Les amateurs de drames policiers retrouveront Will Trent dès le mois de novembre, tandis que d’autres fictions comme This Is Us ou Revenge enrichissent l’offre internationale. Côté animation, des pépites comme Soul ou Raya et le Dernier Dragon trouveront preneur au début de l’année prochaine. Je reste sceptique sur la durée réelle de ces contrats, mais l’initiative ravit ceux qui aiment tout centraliser au même endroit.
Une stratégie marketing bien rodée
Pourquoi Disney accepte-t-il soudainement de partager ses trésors avec son pire ennemi commercial ? Tout compte fait, la réponse tient en un mot : la visibilité. Avec plus de trois cents millions de foyers abonnés à travers le monde, la vitrine offerte par le service rouge dépasse largement la portée des campagnes publicitaires traditionnelles. C’est un formidable outil marketing pour faire découvrir des univers à des spectateurs qui n’auraient jamais souscrit à un abonnement supplémentaire juste pour une seule série.
Vendredi dernier vers dix-sept heures, j’essayais justement de trier mes listes de lecture sur mon vieux téléviseur tout en pestant contre la fragmentation des services, quand cette nouvelle est tombée sur mon fil d’actualité. Cette collaboration prouve que la guerre des plateformes entre doucement dans une phase de maturité où la coopération devient plus rentable que l’exclusivité totale. Les abonnés, quant à eux, profitent simplement d’un catalogue enrichi sans effort.
Les points clés de ce partenariat
- Une diffusion non exclusive qui préserve le catalogue de la plateforme d’origine
- Une fenétre de trois mois pour certains programmes phares
- Une promotion croisée avant des sorties en salles ou de nouvelles saisons
- Un accès mondial pour des séries cultes comme Tracker ou Felicity