Franchement, le monde du jeu vidéo ne tourne plus rond. Le rachat de Electronic Arts par un consortium mené par l’Arabie saoudite pour 55 milliards de dollars vient de se finaliser, et ça fait beaucoup parler dans les chaumières. Electronic Arts redevient une société privée, c’est fou non ? À mon avis, on assiste à un séisme financier sans précédent dans notre secteur.
Le problème, c’est que cette immense machine de guerre vidéoludique se retrouve avec une ardoise monumentale sur le dos. En fait, pour financer cette opération historique, les nouveaux propriétaires ont emprunté près de 20 milliards de dollars. C’est comme si vous achetiez une vieille Peugeot à crédit en hypothéquant votre maison et celle de vos voisins, mais à l’échelle de Wall Street.
Je me souviens quand j’ai testé les premiers FIFA sur ma vieille console, on était loin de s’imaginer des transactions financières aussi folles. Le fonds souverain saoudien, le Public Investment Fund, détient désormais plus de 93 pour cent de la boîte. Des fonds d’investissement comme Silver Lake et Affinity Partners complètent le tableau. Andrew Wilson reste aux commandes, mais la pression financière va être terrible.
- Montant total de la transaction : 55 milliards de dollars
- Dette levée pour l’achat : 20 milliards de dollars
- Actionnaire majoritaire : Public Investment Fund d’Arabie saoudite
- PDG en poste : Andrew Wilson
Ça m’agace un peu de voir ces mastodontes de la tech brasser des milliards pendant que les studios indépendants galèrent à trouver des subventions. Sauf que c’est la dure réalité du marché actuel. EA doit rembourser cette énorme dette avec ses bénéfices trimestriels, ce qui risque de changer la stratégie des futures licences comme Battlefield ou les jeux de sport.
En conclusion, ce rachat marque la fin d’une époque pour la firme californienne. Bon, espérons juste que cela ne détruira pas la créativité des équipes de développement sur le terrain, même si l’avenir s’annonce particulièrement incertain pour les salariés.
