Moga a investi le monde des contrôleurs pour smartphone avec force en lançant trois modèles : deux pour Android (Power Controller et HERO Controller) et un pour iPhone et iPod Touch, baptisé Ace Power et que nous testons ici. La version iPhone s’écarte de la conception des modèles Android, qui proposent une manette « pleine » avec un support physique pour smartphone. En effet, comme pour la manette, Powershell Controller de Logistech,cette Ace Power accueille directement l’iPhone ou l’iPod en son cœur. Moga intègre également une batterie de 1800 mAh qui alimente la manette et permet aussi de recharger le produit inséré.

Par le type de connecteur (Lightning) qu’elle utilise et parce qu’elle n’est pas connectable sans fil, la manette Moga Ace Power n’est compatible qu’avec les iPhone 5, iPhone 5s et iPhone 5c et l’iPod Touch de 5e génération.

Ergonomique mais trop plastique

Cette manette présente une forte inspiration venue du contrôleur pour Xbox 360. Mêmes boursouflures sous la manette pour assurer la prise en main, disposition asymétrique identique des sticks analogiques, idem pour les gâchettes et reprise (c’est une mode répandue sur ce secteur) des touches faciales XYAB. On y trouve également un bouton Pause et un autre agissant sur le bouton On/Off du smartphone/baladeur Apple. Sur la gauche des 4 boutons XYAB on trouve 4 diodes qui expriment le niveau de charge de la batterie. Contrairement au modèle de Logitech, la manette Moga n’est pas figée et s’étend pour faire entrer l’iPhone ou l’iPod Touch.

Elle est donc, de base, plus compacte, mais pas forcément plus simple à transporter puisqu’elle reste proéminente et difficilement transportable dans une poche.

L’insertion d’un iPhone est simple et Moga ajoute deux butées à placer sous un iPhone 5c ou l’iPod Touch pour une meilleure stabilité. Au niveau de la main droite se situe la prise casque déportée, tandis que le chargement de la manette s’effectue via un port micro-USB placé non loin des gâchettes.

Au dos, on trouve un bouton Reset (qui n’a jamais eu autant d’importance qu’ici, voir plus bas) ainsi qu’un Lock pour sécuriser l’accroche et pour que le rail extensible de la manette soit bloqué, en mode ouvert comme fermé. Ce dernier n’est toutefois pas irréprochable. En mode fermé, sans l’iPhone inséré, la manette s’ouvre quand même d’un côté.

La prise en main est sûre, presque tous les boutons tombent bien sous les doigts et la position asymétrique des sticks est une bonne idée de départ, tempérée toutefois par une position du stick droit qui aurait pu être légèrement décalée vers la gauche histoire que le pouce se pose plus naturellement et avec moins de contraintes.

Après la théorie, la pratique. Si l’on en croit la liste publiée par Moga, il existe aujourd’hui un peu plus de 300 jeux mobiles de l’Appstore compatibles avec cette Ace Power. Un nombre plutôt ronflant que l’on peut facilement réduire de moitié, pour arriver au même nombre de jeux que sur la Stratus de SteelSeries, par exemple, car bon nombre de titres ne sont clairement pas pensés pour ce type de contrôle physique, ne serait-ce qu’Angry Birds et la horde de jeux du même type qui ont suivi.

En jeu, en revanche, nous ne ressortons pas totalement satisfaits de l’usage de la Moga Ace Power. En premier lieu, les sticks analogiques manquent de précision et leur course est un peu trop lâche. Ce n’est pas vraiment un problème sur GTA, mais sur un FPS ou un jeu de course « exigeant », où la précision et la rapidité d’exécution l’emportent, on reste parfois beaucoup trop dans l’anticipation et la correction continuelle du mouvement à notre goût.

Autre bémol : les gâchettes. Si les touches L1/R1 n’ont rien à se reprocher, les gâchettes L2/R2 sont en revanche dotées d’une course bien trop longue et l’on a la sensation que l’une d’elles peut se détacher de la manette si l’on en abuse trop.

La Moga Ace Power reste tout de même plus efficace que la  Logitech Powershell Controller par le simple fait qu’elle propose plus de boutons — et surtout des sticks analogiques —  et peut donc couvrir un plus large choix de jeux.

De la gestion de l’énergie… et du Reset

Avec sa batterie de 1800 mAh, la Moga Ace Power peut s’employer de deux manières : en usage simple avec une autonomie d’une poignée d’heures ou en rechargement simultané de l’iPhone ou de l’iPod inséré. Dans ce cas de figure, il est possible de recharger environ 70 % d’un iPhone 5s en rade de batterie, mais l’autonomie de la manette chute de manière vertigineuse et n’excède pas, en moyenne, les 100 minutes de jeu. Un goût de trop peu dans les deux cas de figure, surtout pour un outil qui pousse à la consommation de jeu frénétique. Un cycle de charge complet de la manette demande environ 2h.

Enfin, un problème est survenu à plusieurs reprises et celui-ci ne semble pas isolé, au regard des retours d’utilisateurs que l’on peut glaner çà et là. Il arrive ainsi que la manette ne réagisse plus lorsque l’on reconnecte un iPhone ou un iPod après une période d’inactivité. Pire, elle ne semble pas entrer en charge une fois connectée à un chargeur micro-USB. Mort prématurée de la Moga Ace Power ? Que nenni. Il s’agirait plutôt d’un petit défaut qui « gèle » de temps à autre la manette. Pour la faire repartir, il suffit alors d’appuyer sur le bouton Reset avec un objet pointu et tout repart comme en 40. Cela n’arrive pas en jeu, c’est déjà ça, mais la frayeur est bien là quand survient le problème.

 

un accessoire plutôt utile pour donner plus de dimension à plus d’un titre de l’Appstore.

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